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Ma participation au concours Aufeminin

Ma participation au concours Aufeminin

Il y a quelques temps, je vous parlais du prix littéraire Aufeminin dont les inscriptions se sont ouvertes ce 15 août. Inspirée, j’ai décidé d’y participer, rentrant, a priori, dans les conditions de participation.

Sauf que… 

J’ai découvert, au moment de poster ma nouvelle, que le concours était interdit aux auteurs déjà publiés par une maison d’édition. Sympa, hein ? Cette condition n’était pas précisée dans le règlement… Elle l’était uniquement dans la FAQ ! Pas très pro tout ça, d’après moi.

Bref, me voilà donc avec un texte sur lequel j’ai potassé et dont je ne peux rien faire. J’ai donc décidé de vous le partager ici, histoire qu’il ne pourrisse pas au fin fond d’un dossier sur mon ordinateur.

Il va de soi que ce texte m’appartient et qu’il vous est interdit de vous l’approprier (je le précise tout de même, sait-on jamais…).

J’ai choisi le thème « Oh Frères Humains« .

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Titre : La ballade des quiches

   « Frères humains qui après nous vivez… »

      C’est la sixième fois aujourd’hui que j’entends ce satané vers. Julien clame la fin de la première strophe tandis qu’un couple d’anguilles semble avoir élu domicile dans son slip.

      Plus il avance dans sa récitation, plus la peau de son visage se pare d’une teinte blanchâtre. Il transpire à grosses gouttes. Je le remarque aux auréoles disgracieuses qui marquent ses dessous de bras. Pas sûre qu’il parvienne au bout de l’œuvre sans s’évanouir…

      Remarque, c’est déjà mieux que Tarik. Lui s’est contenté de citer haut et fort le premier vers de la ballade avant de nous saluer bien bas comme s’il avait réalisé un exploit qui méritait nos applaudissements. Le professeur l’a gentiment gratifié d’un zéro pointé. Quel brave homme !

      Oh miracle ! Mon pote est arrivé au bout de son supplice. La voix tremblante et les jambes flageolantes, certes, mais, en tout cas, il obtient la moyenne pour son effort. J’ai bien envie de me lever et de lui lancer mon soutif, à défaut d’avoir des fleurs à disposition. À contrecœur, je me retiens de me donner en spectacle. Ça ferait désordre dans la classe de Monsieur Lebon.

      Quand vient mon tour de me mesurer au regard critique de la classe, je n’ai qu’une seule envie : me pendre avec la même corde que celle du héros de ce texte plein d’optimisme.

      « Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça devoree et pourrie »

      C’est dégueulasse.

      « Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz »

      J’ai envie de vomir. Tarik se marre dans le fond de la classe.

      Je n’ai que le temps d’attraper la poubelle de l’enseignant et de rendre au monde le contenu de mon déjeuner. L’odeur des spaghettis à la bolognaise et les bruitages, c’est cadeau.

      Ah ! Apparemment, Mélanie ne supporte pas la vue d’une personne sur le point de passer de vie à trépas. Malheureusement pour la jeune fille, il n’y a que son cartable à portée de main. C’était un beau sac… Paix à son âme.

      Sa voisine ne semble pas non plus au mieux de sa forme. Au grand désespoir du précepteur, elle suit le même chemin que sa copine. J’étais certaine que cette fille n’avait aucune imagination.

      Quand Julien, toujours pas remis de ses émotions, se joint aux réjouissances, c’est l’hécatombe.

      Finalement, ce n’est pas moins de dix élèves qui partagent avec leurs camarades le contenu de leur estomac, obligeant Monsieur Lebon à stopper son cours et à remettre à plus tard la suite des récitations.

      Ceux qui n’ont pas encore eu la chance de passer sous notre jugement scandent leur joie. Du moins, ceux qui sont encore sur pied.

      Je me retourne vers notre bon maître d’école, m’essuie la bouche comme je peux et lui demande, au comble du désespoir, si je vais devoir recommencer ma récitation, ce qu’il s’empresse de décliner.

      Je m’en sors donc avec un beau 14/20, des morceaux de pâtes entre les dents et une haleine de bouc en fin de vie. J’espère que mes parents seront fiers de moi !

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Avez-vous participé à ce concours ? Quel thème avez-vous choisi ?

 

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Auteure de romances New Adult. Amoureuse des mots à l'imagination débordante.

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